Un sanctuaire marin aux Antilles


  

Le gouvernement français, après plusieurs années de travail, vient d'officialiser la création du sanctuaire pour les mammifères marins aux Antilles françaises. Agoa, c'est son nom, deviendra une avancée majeure lorsque chacun se sentira impliqué dans la protection des cétacés et que le sanctuaire se sera propagé à toute la Caraïbe.


Un sanctuaire  marin aux Antilles
Le sanctuaire d’Agoa est à la taille des enjeux : 138 000 km² dans les eaux des Antilles sous juridiction françaises (Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin et Saint-Barthélemy).

Agoa va permettre de :
- renforcer la protection d’espèces emblématiques et hautement menacées (comme le cachalot, la baleine à bosse ou le rorqual) qui vivent dans la région caribéenne où elles trouvent des eaux propices à leur alimentation et leur reproduction,
- veiller à une gestion durable de leurs habitats,
- assurer leur prise en compte dans le développement des activités humaines.
Cette décision répond à l’un des engagements du Grenelle de la mer et a été prise début octobre 2010, à la Jamaïque, lors de la réunion des parties de la Convention de la mer régionale des Caraïbes (Convention de Cartagena).

La réussite de ce sanctuaire repose sur la coopération régionale afin de pouvoir prendre en compte les couloirs de migration et aires de répartition de ces animaux dont les populations sont communes à plusieurs pays. A cet égard, les délégations des Antilles néerlandaises, de la République dominicaine et des Etats-Unis ont déjà offert leur collaboration lors de l’annonce de la création d’Agoa, via des jumelages entre sanctuaires. Ces soutiens sont importants car ils permettraient à terme d’établir un corridor écologique marin.


Espèces ? 21 espèces des 28 espèces présentes dans la mer des Caraïbes sont présentes aux Antilles françaises : des cétacés à fanons ( baleine à bosse ou rorqual) ou cétacés à dents ( cachalot et dauphins ).
 
Prochaine étape ? La mise en place d'une commission précisant les modalités de gestion, la préparation d'un plan de gestion et la réalisation d'actions concrètes tels les recensements de cétacés par survols aériens et campagnes en mer.
La Martinique accueillera aussi en novembre 2011 la seconde conférence internationale sur les sanctuaires de mammifères marins.

Notez

     


Dans la même rubrique :
< >

Samedi 28 Janvier 2012 - 06:00 Montre spirotechnique par Auricoste