Pascal Kobeh expéditions

par Isabelle Croizeau | le Samedi 25 Juin 2011 | Lu 2144 fois

  

Ces séquences, elles vous ont bluffés dans le film Océans : espadons voiliers, otaries, requins pèlerins, narvals…Aquarev vous offre la possibilité de vivre « en vrai » les mêmes émotions, en organisant des expéditions sur 4 destinations du film. En partant avec Pascal Kobeh, le photographe chargé des prises de vue sous-marines sur le tournage.


5 ans avec l’équipe d’Océans

Pendant 5 ans, Pascal Kobeh a été le photographe de plateau du film Oceans. Et s’il a été choisi, ce n’est pas par hasard. Pascal est à la fois photographe sous-marin de talent (Wildlife photographer of the year l'an dernier) et habitué, depuis longtemps, à l’approche des animaux. Les années qu'il a passées aux Maldives, des heures chaque jour à scruter, guetter, surprendre la vie sous-marine, que ce soit en macro avec les nudibranches ou au grand-angle avec le festin de dizaines de raies mantas en train de filtrer l'eau, lui ont donné une sensibilité particulière.
Pascal Kobeh expéditions

Apporter une double expérience

 Né à Beyrouth en 1960, Il travaille dans le milieu des marchés financiers jusqu'en 1992, avant de changer complètement de vie en s'installant aux Maldives, où il vivra jusqu'en 1998. Photographe sous-marin depuis 1996, il s’est très vite tourné vers la magie de la vie animale, que ce soit dans les eaux chaudes ou dans les eaux glacées. Capable de guetter des heures le mouvement d'un poisson, mais aussi de supporter le froid et la faim sur les glaces de l'Arctique, il a aujourd’hui une connaissance de la vie sous-marine peu commune. Et c’est cette double casquette qui donne un intérêt à sa présence. Il saura à chaque fois mettre son expérience au service d’une approche réussie des animaux, mais aussi vous conseiller et vous épauler techniquement si vous êtes photographe.
Photo primée au Wildlife photographer of the year
Photo primée au Wildlife photographer of the year

Des voyages hors du commun

Soyons clairs, il s’agit de voyages d’exception. « ces séjours ne s'adressent pas à des débutants qui vont pour la première fois vivre une expérience animalière, reconnaît Pascal Kobeh. Avant de se mettre dans l'eau de l'Arctique ou de l'île de Man, et avant d'envisager de tels voyages, il vaut mieux avoir vécu d'autres rencontres plus simples ». Et c'est aussi pour cela que le parti pris de départ est de voyager en petit comité, tout au moins pour les destinations les plus difficiles : peu nombreux, on bouge plus vite, on s'adapte mieux, condition indispensable pour partir à la rencontre d'animaux qui ne sont pas toujours là où on les attend.


En PMT

« Ces plongées, insiste Pascal, se font pour la plupart en PMT ». Sauf dans les forêts de kelp où il n'y a pas de difficulté particulière et où les plongées se feront en bouteilles, la priorité est donnée à la mobilité. Pour avoir un maximum de chances d’approcher les animaux, il faut être léger, capable de supporter des heures d’attente, mais aussi de se mettre à l’eau trois fois en dix minutes. Et plus on est fluide, sans bulles, sans bruit, plus les animaux se laissent facilement approcher. « Ou plutôt, comme le rappelle Pascal, consentent, eux, à s’approcher ».

Son expérience sur le tournage d’Océans, dit-il, n’a fait que confirmer sa vision du monde sous-marin : « un monde menacé, pas facile. Et si l'on veut vivre des expériences exceptionnelles, il faut s'en donner les moyens. »

Les otaries de Californie

Parmi les expéditions proposées, c'est sans doute celle qui est la plus facile d'accès : les conditions climatiques sont très correctes, on plonge en bouteilles sur des fonds de 25 à 30 mètres et la température de l'eau avoisine les 20 degrés. Pour les photographes, c'est l'occasion de découvrir un univers végétal où les jeux de lumière sont omniprésents, et pour tous celle d'avoir l'immense bonheur de plonger avec les otaries. "Et même si elles ne sont pas là à chaque plongée, commente Pascal, la découverte de ce qui ressemble presque à une forêt tropicale immergée reste exceptionnelle."


Les narvals de l'Ile de Baffin

C’est la plus difficile des expériences proposées, puisqu'elle suppose malgré tout une bonne résistance au froid, même si les conditions ne sont heureusement plus celles que Pascal Kobeh a connues lors de son premier séjour sur l’île de Baffin : il y a 11 ans, il se lançait dans l’aventure avec Tina Engeln, ne disposant pour tout abri que d’une tente rudimentaire…ils connaîtront tout, le froid à la la limite du supportable, la faim, le découragement…mais en ramèneront des clichés exceptionnels. Depuis, Pascal y est retourné plusieurs fois, et vous propose de partager ce qu’il appelle « une aventure, une vraie. La découverte du monde de la glace est une expérience à part entière." Et au delà des narvals, on peut espérer des morses, des ours blancs...


Les espadons voiliers au Mexique

La rencontre avec les espadons voiliers en chasse est une rareté : la saison est courte, les "spots" connus bien peu nombreux, et il faut compter sur les frégates qui tournoient au loin pour avoir la chance de repérer les bancs de sardines qui leur servent de festin. L'attente peut être longue, et la recherche difficile, mais c'est une expérience sans doute unique dans une vie de plongeur : "rien n'est jamais sûr, conclut Pascal,  mais on peut espérer observer jusqu'à 15 ou 20 espadons en même temps". Il n'y a pas de réelle difficulté, on dort à terre dans un hôtel confortable et les sorties se font à la journée.

www.bluespheremedia.com

Les requins pèlerins de l'Ile de Man

Pascal vous propose enfin de partir à la rencontre des requins pèlerins de l’Ile de Man, à bord d’un bateau de pêche. Les conditions peuvent être rudes, même si la période, juillet-août, laisse espérer quelques belles journées où la mer est d'huile. Mais la température de l'eau n'excède pas les dix degrés, et le vent souffle parfois trop fort pour autoriser une sortie. Ce séjour ne nécessite pas d'aptitude physique particulière, mais une bonne dose de patience, largement récompensée : "il m'est arrivé, se souvient Pascal, d'observer plus de 50 requins-pèlerins autour du bateau". Depuis 15 ans, il a multiplié les séjours sur place, et son expérience de l’animal et des mauvaises conditions de visibilité vous seront une aide précieuse en matière de prise de vue.


Le mot d'Aquarev : "nous proposons du cousu main"

La souplesse, et la capacité d'adaptation à chaque demande resteront les maîtres mots de ces expéditions. Comme le souligne Jessica Engel, responsable de l'agence d'Aquarev à Marseille, "il ne s'agit pas d'un produit classique, mais d'un véritable projet, du cousu main pour le client". A voyage extraordinaire, au sens propre du terme, organisation extraordinaire : en ce qui concerne particulièrement l'expédition en mer de Baffin, l'accent sera mis sur la préparation en amont, au cas par cas, pour que chaque participant sache parfaitement à quoi s'attendre."Avec la possibilité, conclut Jessica Engel, d'être en contact direct avec Pascal, et donc d'avoir des informations de première main pour réussir son voyage".

Les périodes prévues, même si les dates ne sont pas encore arrêtées, sont les suivantes :

Février pour les espadons au Mexique
Mai pour les forêts de kelp et les otaries en Californie
Juin pour les narvals en mer de Baffin
Juillet-août pour les requins-pèlerins de l'île de Man

Pascal vous convie mardi 28 juin chez Aquarev Paris afin d'assister à la soirée de présentation (avec cocktail).
Si vous souhaitez y assister : 01 48 87 55 78
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