Massacre des globicéphales : Paul Watson monte au créneau


  

Plus de 200 opposants étaient présent le 30 Septembre dernier devant les portes de l’ambassade du Danemark pour protester contre le massacre barbare des Globicéphales aux Iles Féroé. Malgré l'intervention des associations écologistes, près de 1000 dauphins ont encore été abattus cet été.


Faire pression sur le Danemark

Paul Watson, Fondateur de SeaShepherd Conservation Society et membre fondateur de Greenpeace, accuse le Danemark de protéger les pêcheurs avec sa Marine. « Nous devons faire pression sur l’Union européenne au Parlement pour forcer le Danemark à faire respecter les lois Européennes » a-t-il dit, faisant allusion à la convention de Berne sur la protection de la vie sauvage.

Les Iles Féroé appartiennent au Danemark mais bénéficient d’un gouvernement autonome. Selon Paul Watson, le Danemark leur accorde des subventions et a donc les moyens de faire pression.
Campagne Fondation Brigitte Bardot & Sea Shepherd
Campagne Fondation Brigitte Bardot & Sea Shepherd

Le massacre n'a plus raison d'être

Rappelons que « The Grind », nom local donné à la chasse des globicéphales, se déroule chaque été aux îles Féroé : à bord d’embarcations aujourd’hui à moteur, les pêcheurs rabattent les cétacés vers de petites baies. Une fois pris au piège, les animaux sont crochetés, abattus et découpés sur place. Nous avons tous déjà vu ces images de dauphins baignant dans des flots de sang.

Autrefois nécessaire à la survie des villages, le massacre a perdu depuis longtemps sa raison d’être. D’autant plus que les habitants, conscients du fait que la viande est largement polluée par des métaux lourds, n’en consomment plus qu’une toute petite partie. Le reste, la part la plus importante, est rejetée à la mer ou abandonnée en plein air.
Devant l'ambassade du Danemark - photo Géraldine Pahaut
Devant l'ambassade du Danemark - photo Géraldine Pahaut

SeaShepherd en campagne

Cet été, le Golfo Azzuro, navire de SeaShepherd financé par l’association Brigitte Bardot, a mené une campagne d’un mois aux îles Féroé pour tenter de s’opposer au massacre. A son bord, Lamya Essemlali (présidente de SeaShepherd France), Christophe Marie (directeur de la Fondation BB), Stéphane Gilli (président de Sea’nergie) ainsi que d’autres membres bénévoles. Des balises acoustiques, conçues spécialement par Stéphane Gilli, visant à empêcher les dauphins de s’approcher des côtes, ont été immergées à proximité des 23 baies où ont lieu les abattages. Mais malgré ce dispositif , 950 globicéphales ont été massacrés.

François Xavier Pelletier, cétologue, a lui-même fait une macabre découverte lors d’une plongée : des centaines de restes d’animaux entassés dans une faille, voguant au rythme de la houle. Chaque dépouille avait la mâchoire inférieure sectionnée : les dents sont toujours vendues aux touristes.
Transport du cercueil - photo Géraldine Pahaut
Transport du cercueil - photo Géraldine Pahaut

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