Le poisson-lion : invasion durable aux Antilles

par Olivier Ané | le Samedi 11 Décembre 2010 | Lu 2830 fois

  

Et il n’est pas le bienvenu…la solution serait peut-être d’en manger.


Arrivé en Guadeloupe

Aux dernières nouvelles, l’ "invasion" de Pterois atteindrait dorénavant la Guadeloupe, où quelques spécimens ont été repérés ces dernières semaines. On savait déjà que le magnifique poisson, orginaire de l’Indo-Pacifique, s’installait peu à peu dans tout l’arc des Caraïbes, apparemment en partant de la Floride suite à un lâcher accidentel en provenance d’un aquarium. Mais jusqu’à présent les petites Antilles avaient été épargnées.

Ses prédateurs sont rares

Certes, il est magnifique. Et sa rencontre fait partie des plaisirs du plongeur. Mais le problème est ailleurs : son installation se fait au détriment d’autres espèces, locales, elles. En se nourrissant de petits poissons de récif qui découvrent ici un nouveau prédateur, il déséquilibre la chaîne alimentaire. Et ses prédateurs à lui sont rares : quelques gros mérous prennent le risque de s’attaquer au poisson-lion, mais c’est insuffisant pour rétablir l’équilibre.

Les autorités locales mobilisées

Le poisson-lion : invasion durable aux Antilles
Par ailleurs, l’apparition d’un poisson dont la piqûre est extrêmement douloureuse, et peut dans certains cas s’avérer dangereuse ne réjouit pas les autorités locales. La DIREN a dores et déjà édité des plaquettes d’information, adaptées au grand public, mais aussi aux pêcheurs, plongeurs, ou même aux services de secours. Même s’il faut vraiment mettre la main dessus par erreur pour risquer quelque chose, ce qui limite par exemple considérablement les risques pour un simple baigneur. D’autant plus que la pleine eau n’est pas l’habitat privilégié de Pterois volitans.

La solution ? Apprendre à le cuisiner...

La solution envisagée pour l’instant serait de l’inscrire au menu des antillais, et de tous les habitants de la zone caraïbe, ce qui permettrait de réguler le niveau des populations. Sa chair est paraît-il délicieuse. Mais on ne change pas si facilement d’habitudes alimentaires, et les cordons-bleus locaux vont devoir faire preuve d’imagination.
Le poisson-lion : invasion durable aux Antilles



Olivier Ané
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