La Morue à Fakarava

par La Morue | le Vendredi 25 Novembre 2011 | Lu 1898 fois

  

Des plongées en Polynésie, vous en voulez encore ? Après Rangiroa, j’étais déjà presque rassasiée, et pourtant, la plongée dans cet atoll des Tuam’s (comprendre archipel des Tuamotu) a tenu ses promesses !


Fakarava bien ? Fakarava très bien, merci !

Nous avons plongé dans la passe de Garuae au Nord, qui est la plus grande passe de Polynésie (2km) et la passe de Tetamanu au Sud de l’atoll. Courant sortant ou courant entrant, on s’accroche (délicatement, enfin quand on peut) à un rocher, comme on poserait son séant dans une salle de cinéma. 3, 2, 1, action ! Et c’est parti pour le festival de requins, gris essentiellement, parfois accompagnés de quelques pointes blanches et de Tapete (requins à ailerons blancs de récif).

Dans la passe Nord, le courant sortant peut atteindre 6 nœuds, youhouuuuu ça pulse ! Alors, si les créneaux horaires le permettent, je vous conseille vivement de plonger à l’étale, vous y admirerez la faune de la passe en prenant votre temps ! Le Sud vaut également le coup, car la passe est plus étroite et les murs de requins plus impressionnants. Je retiens ma respiration quelques secondes pour éviter d’expulser des bulles trop gênantes pour mes nouveaux amis, et me retrouve entourée par des dizaines de requins, voire des centaines… à couper le souffle !

La Morue à Fakarava
Hasard des rencontres, j’ai aussi croisé Antoine qui mouillait son banana split de à Fakarava, oh yeah ! Pas besoin de lunettes… si vous voyez un catamaran jaune, criez « Atoll, les opticiens » et vous devriez voir notre Antoine national sortir de sa tanière !

Le club de plongée

Comme à Moorea et Rangiroa, à Faka, j’ai également plongé avec Top Dive. Après avoir racheté le Te Ava Nui, Top Dive a désormais le monopole sur le Nord. Ils ont également construit une nouvelle base dans le Sud qui avec ses plongées au Nitrox concurrence clairement le Tetamanu Diving Center… Certains diront « Top Dive, ils ont tout raflé dans le secteur ». En même temps, la manière dont ils ont modernisé les équipements, avec des compresseurs Nitrox dernier cri, est plutôt rassurante.

Et puis, à Faka comme ailleurs, nos guides se sont toujours pliés en quatre pour assouvir nos désirs du jour :
On peut plonger à l’étale alors que ce n’est pas prévu ? Oui, c’est possible !
On peut faire une troisième plongée juste tous les deux ? Oui, c’est possible !
On peut faire une plongée profonde avec un mélange à 26% ? Oui, c’est possible !
Alors merci à Fanny, Perrine, Mathias avec un « t », Matthias avec deux « t » et Seb pour ces moments magiques avec les requins de Faka !

pension Havaiki

Au Nord, nous avons logé à la pension Havaiki, un havre reposant où les farés donnent sur la plage et les diners sont inventifs : je garde un souvenir ému du carpaccio de korori, muscle de l’huitre perlière. La pension Havaiki était, à l’origine, une ferme perlière et Joachim, le patron, se fera une joie de vous expliquer toute l’histoire de la perliculture, travaux pratiques à l’appui. Ici, comme dans les autres pensions du Nord, on se lave à l’eau froide, enfin à température ambiante. Pas le choix, et puis on s’y fait très bien !
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pension Raimiti

Au Sud, c’est rendez-vous chez Robinson Crusoé. Très peu de pensions dans le coin, nous avons donc atterri à la pension Raimiti, tenue par Eric. Mais attention, c’est du Robinson Crusoé haut de gamme : il n’y a pas d’électricité dans les farés, et on lit à la lueur de la lampe à pétrole, mais l’eau est chauffée par des panneaux solaires et les moustiquaires sont toutes neuves ! Les farés côté lagon sont plus vieux et sans porte mais bénéficient du calme du lagon. Quant aux farés côté océan, ils sont plus modernes, avec baie vitrée, mais ceux qui ont le sommeil léger auront peut-être un peu de mal à trouver Morphée dans le bruit des vagues qui peuvent être puissantes en fonction du vent…


Sur terre

S’il y a un endroit en Polynésie où il faut visiter une ferme perlière, c’est bien à Fakarava. De là à en acheter… il paraît que les tarifs sont plus compétitifs à Papeete ! De toutes façons, je n’ai rien trouvé à mon goût, soit ça faisait vieille bourgeoise, soit les montures faisaient un peu trop mèmère… la difficile modernisation de la joaillerie perlière !
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A ne pas manquer

Le midi, j’ai adoré déjeuner au Teanuanua, un resto coloré qui sert des tartares de thon rouge saignant à souhait ! Je vous entends déjà me dire : « Rhhhaaa la vilaine, elle a mangé du thon rouge ! » Ici le thon n’est pas surpêché et la pêche y est donc autorisée. Alors après 5 ans d’abstinence et de sushis à l’albacore, j’ai craqué, j’avoue ! Les tables sont dans l’eau, et l’on sirote un jus de fruit en regardant passer les raies pastenagues ou les requins nourrices sous nos pieds. Le pied !
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